FAQ

Les services écosystémiques sont définis comme les biens et les services réalisés par la biodiversité et les écosystèmes, avec ou non le support de l’activité humaine, destinés à améliorer le bien-être de l’humanité.

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Ils représentent donc la contribution des écosystèmes au bien-être humain et sont généralement divisés en trois grandes catégories :

  • Les services de production : ensemble des biens produits par les écosystèmes et leur biodiversité : la nourriture (céréales, fruits, légumes, etc.), les matériaux (bois, laine, cuir, etc.), l’énergie (bois de chauffage, biodiesel, etc.) et l’eau ;

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  • Les services de régulation : phénomènes de régulation des écosystèmes : contrôle des évènements extrêmes (érosion, inondations, tempêtes, etc.), contrôle des processus biologiques (pollinisation, contrôle biologique, dispersion des graines, etc.), régulation des pollutions de l’eau, de l’air et des sols et régulation du climat ;

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  • Les services culturels : opportunités de pratiques culturelles permises par les écosystèmes : environnement de la vie courante ou pour les loisirs (promenades, chasse ou pêche récréative, kayak, etc.), sources de connaissances et d’expérience (activités en nature de recherche scientifique ou éducatives, etc.) et sources d’inspiration et de valeurs (patrimoine naturel, inspiration artistique, photographie nature, etc.).

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Les services écosystémiques rendus par les carrières et plus particulièrement par leurs infrastructures vertes seront évalués au début et à la fin du projet (pour les sites de la phase I, un premier monitoring des services est prévu en année 3). L’évaluation de départ permettra d’orienter les aménagements de nature temporaire et permanente, afin de maximiser les services qu’ils rendent. L’évaluation finale permettra d’évaluer l’impact réel de ces aménagements sur la fourniture des services.

Par ailleurs, cette approche des services écosystémiques, en se voulant systémique et holistique, tente d’équilibrer les différents enjeux sociaux, environnementaux et économiques tant individuels que collectifs. Cette approche est donc complémentaire à celle de la conservation de la biodiversité en apportant une grille de lecture du territoire centré sur les acteurs et la satisfaction de leurs besoins en interactions avec les écosystèmes qui y contribuent.

Toutefois, cette approche peut présenter plusieurs dérives telles que la monétarisation de la nature. C’est pourquoi l’évaluation des services écosystémiques sera intégrée afin de prendre en compte la diversité des valeurs liées aux services. D’une part, ces services seront évalués par des indicateurs biophysiques renseignant sur l’offre en services. D’autre part, ils seront évalués par des méthodes participatives incluant l’ensemble des acteurs interagissant avec les carrières (agriculteurs, chasseurs, forestiers, promeneurs, cyclistes, riverains, etc.) pour définir la perception de ces acteurs vis-à-vis de ces services et leur demande.

La contrainte d’intégrer les mesures de gestion de la biodiversité dans les plans d’exploitation des carrières impose de développer de nouvelles approches. Le projet s’appuie sur un concept de gestion dynamique de la biodiversité : des habitats et populations d’espèces présents au sein de la carrière ou à certains endroits de la carrière peuvent être détruits et/ou déplacés pour autant que les conditions permettant leur survie soient assurées (intégration d’un réseau et/ou recréation du milieu).

La gestion des espèces protégées est donc un sujet central dans le cadre du projet LIFE in Quarries. Il est par conséquent crucial de trouver des solutions permettant le développement de ces espèces, tout en donnant l’assurance aux exploitants que la présence de ces espèces ne constituera pas une entrave au développement de leurs activités.

Une des tâches du projet sera donc d’analyser les obstacles légaux potentiels à l’implémentation d’actions concrètes, telles que l’interdiction de détérioration d’habitats d’espèces protégées ou de déplacement d’espèces protégées.

Dans ce cadre, une étude comparative de solutions mises en place dans d’autres pays européens (Royaume-Uni, Hollande, Allemagne, France, Suisse, Autriche…) seront réalisées. Ces études de cas déboucheront sur une série de propositions/perspectives applicables en Wallonie.

Par ailleurs, le projet Life In Quarries fournira un support légal et administratif aux carrières participantes. Celles-ci pourraient en effet être confrontées à des problèmes légaux ou administratifs tels que par exemple :

  • Des incohérences entre les obligations des permis avec les mesures préconisées dans le cadre du projet ;
  • L’obligation de demander des dérogations à la loi de la protection de la nature (pour le déplacement de populations d’espèces protégées par exemple).

Enfin, le projet LIFE in Quarries a pour objectif de promouvoir l’adoption de chartes entre les autorités wallonnes et les opérateurs carriers. Cet objectif se base sur une initiative existante de FEDIEX qui consiste à promouvoir l’adoption de chartes individuelles de recommandations et de bonnes pratiques en termes de gestion des espèces protégées en carrière.

Les chartes seront conclues entre les opérateurs carriers et le Département Nature et Forêt (DNF) de la Région wallonne. Ces chartes auront pour objectif d’assurer une pérennisation des actions de gestion dynamique de la biodiversité en carrière définies dans le cadre du projet LIFE in Quarries. La signature d’un minimum de 18 chartes avec les exploitants carriers impliqués est ambitionnée sur l’ensemble du projet.

Le projet fournira un support à la rédaction de ces chartes de manière à assurer leur sécurité juridique.

logolifeLe programme LIFE est l’instrument financier de l’Union européenne en matière d’environnement et de changement climatique. L’objectif général du programme LIFE consiste à contribuer à la mise en œuvre et à l’évolution constante des politiques et des législations environnementales et climatiques et ce par le co-financement de projets présentant une valeur ajoutée au niveau européen.

Le programme LIFE en chiffres

  • Depuis 1992 : cofinancement de 4.306 projets
  • Entre 2014-2020 : contribution de 3,4 milliards € pour la protection de l’environnement et le climat
  • Life in Quarries fait partie de 41 projets LIFE Nature et Biodiversité
  • Financement de la directive Oiseaux (79/409/CEE), Habitats (92/43/CEE), de la stratégie de la biodiversité pour 2020 et Natura 2000

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