À l’origine du projet LIFE in Quarries, on trouve la Fédération de l’industrie extractive de roches non-combustibles (FEDIEX), porte-parole d’un secteur particulièrement engagé en ce qui concerne la biodiversité.

La Fédération de l’industrie extractive de roches non-combustibles regroupe l’ensemble des entreprises de petites et de grandes tailles qui exercent une activité d’extraction ou de transformation de roches non combustibles en Belgique, comme, par exemple, les producteurs de granulats, de calcaires, de dolomies, de roches dures, ornementales ou alluvionnaires, de sables ou de chaux.

Active depuis plus de 75 ans, FEDIEX, c’est 4.000 emplois directs (et 8.000 emplois indirects), 60 sociétés membres, 87% de la production belge de granulats naturels l’année dernière, 7 Chartes signées avec d’autres secteurs liés à l’industrie extractive et un projet dédié à la biodiversité à portée européenne ; le projet LIFE in Quarries !

En effet, la Fédération participe activement à la recherche de solutions permettant le maintien et le développement de la prospérité économique de ses membres tout en s’inscrivant dans une démarche circulaire visant, notamment, à développer une meilleure cohabitation avec la biodiversité présente sur les sites en activité.

Vue générale d’une carrière et des différents postes sur le site

 

Idée originale et novatrice de FEDIEX, le projet LIFE in Quarries n’aurait jamais vu le jour sans la motivation de ce secteur industriel de s’impliquer toujours plus dans le respect de la nature.

Nous avons rencontré Myriam De Marrez et Sébastien Loiseau, qui travaillent tous les chez FEDIEX et sont liés au projet.

 

 Quel est votre rôle dans le projet LIFE in Quarries ?

Myriam :  » Mon implication dans le projet est assez limitée si ce n’est au niveaux administratif et financier. Chez FEDIEX, j’ai plusieurs casquettes dont la première est celle de Coordinatrice des relations sociales, mais je m’occupe, aussi, de tout ce qui concerne l’aspect comptable et financier tant de la société que du projet LIFE in Quarries. Concrètement, il s’agit d’un suivi rigoureux des prestations déclarées par l’équipe du projet et de l’injection de ces coûts dans les Reporting financier bisannuels.

(ndlr : à la demande la Commission européenne, participant pour 52% du budget total, toutes les dépenses liées au projet doivent pouvoir être justifiées en tout temps). 

Ce n’est pas toujours évident, ça demande pas mal de temps de pouvoir tout justifier mais ça en vaut la peine !

C’est un projet très important et il est donc, également important d’être rigoureux…

 

Personnellement j’aime bien être assez précise donc ça ne me dérange pas.

 

Sébastien : « Je suis revenu chez FEDIEX, il y a 2 ans et demi en tant que conseiller  » Environnement et Énergie ». De manière générale, je gère toutes les différentes thématiques liées à l’environnement au niveau de la Fédération, qu’il s’agisse de la réduction des émissions de poussières, des accords de branches CO2-Énergie, de la valorisation des terres, etc. 

Nous avons une équipe « indépendante », spécialement dédiée au projet LIFE in Quarries. C’était une volonté de FEDIEX de laisser un maximum d’autonomie au projet, avec un coordinateur et des équipes spécifiques.     

 Nous, intervenons en tant que porteur de ce projet. Il nous fallait effectivement être impliqués dans le projet, avec les autres partenaires, et continuer à défendre la position du secteur pour s’assurer que les mesures prises dans le cadre du LIFE in Quarries (ou pour le « post-LIFE », une fois le projet clôturé) restent bien réalisables et accessibles aux carriers. »

Que pensez-vous du fait que la société qui vous emploie s’implique dans ce genre de projet ?

 

 » C’est génial !  J’étais moi-même épatée quand j’ai eu l’occasion de faire quelques visites en carrière. Je pensais que la réhabilitation de la faune et de la flore se faisait d’office en fin d’exploitation, et j’ai été très surprise de voir tout ce qu’on pouvait faire pendant la phase d’exploitation. J’adore aussi lire les articles publiés par le projet (comme celui-ci) qui m’en apprennent plus sur le Sonneur à ventre jaune, le Crapaud calamite, ou les tondeuses qu’on trouve dans les carrières…qui ne sont autres que des moutons !  Je trouve ça intéressant pour tout le monde, je suis fière que mon entreprise s’intéresse à ce projet qui a tellement de potentiel. C’est que du positif « 

 

 

« Je trouve ça super.  Ce projet nous a permis d’établir clairement que, ok, nous restons une activité industrielle mais nous prenons nos responsabilités et nous décidons, non seulement, de minimiser notre impact sur l’environnement mais, même, d’œuvrer pour améliorer cet environnement au contact duquel le secteur travaille quotidiennement. On parlait justement récemment de la responsabilité sociétale des entreprises dans une réunion, et je suis fier de travailler dans un secteur où on prend énormément d’initiatives en faveur d’une cohabitation harmonieuse avec les riverains (autant humains qu’animaux et végétaux). »

 

Quel est le vrai + pour vous, de cette initiative ?

 

 » On était déjà un secteur très proche de la nature et de l’environnement de part les spécificités de l’activité extractive (ndlr : en extérieur, en milieu naturel, dans de grands espaces, etc.), mais ce projet a permis de concrétiser et de renforcer la sensibilité des carriers face à la biodiversité qui se trouve sur leurs sites.

Pour moi le véritable succès de ce projet LIFE, c’est que cette démarche en faveur de la biodiversité n’est plus seulement réfléchie dans certains cénacles fermés ; elle est partagée par tout le monde dans la carrière, du top management (au niveau national, voir international) à l’acteur de terrain dans sa machine qui va porter un regard nouveau et  une attention particulière aux différentes espèces et habitats qu’il va rencontrer durant sa journée de travail. »

 » Le gros défi de la phase « Post-LIFE »,  c’est de continuer à maintenir les différentes actions et la philosophie du projet.

(Ndlr : Le projet LIFE in Quarries se clôturera le 30 septembre 2021.)

Mais, justement, l’idée est que la philosophie du projet LIFE in Quarries perdure bien après cette date et transparaisse éventuellement dans d’autres types d’actions en faveur de la biodiversité.

Le véritable boulot ce n’est pas de gravir l’échelle mais d’arriver à se maintenir  une fois arrivé en haut ! Quelque part, j’ai envie de dire que l’histoire du LIFE in Quarries commence seulement au 30 septembre 2021. »